Guide : Politique d'externalisation : des pratiques plurielles, des enjeux communs


Guide : Politique d'externalisation : des pratiques plurielles, des enjeux communs
L’externalisation procède d’une démarche stratégique et ne s’improvise pas. Elle est devenue un levier incontournable de transformation et de compétitivité pour tous types d’entreprise, du groupe coté aux plus petites entreprises. De jeunes entrepreneurs se sont appuyés dès le début de leur histoire sur le modèle de l’externalisation de fonctions et de services. Des entreprises plus anciennes se transforment en s’appuyant sur une utilisation raisonnée et objective de l’externalisation. Le chef d’entreprise que vous êtes est contraint en continu d’ajuster et mobiliser ses propres ressources, humaines, techniques, financières, sur les activités qui lui permettront de rester compétitif et de grandir. Au-delà de la bonne utilisation de ses actifs, la question se pose d’accompagner le développement de l’entreprise en France bien sûr mais aussi sur les marchés extérieurs.

Dans un environnement économique manquant de visibilité, avec des gisements de croissance répartis inégalement sur le territoire mondial, les dirigeants rencontrés mettent en avant les questions suivantes : face à ces évolutions des marchés, suis-je en position aujourd’hui de tout faire en interne, seul ou presque, et de le faire avec des niveaux de service et des résultats que mes clients et partenaires exigent de mon entreprise ? Vers quels axes évoluera mon portefeuille d’activités et sur quelles zones géographiques ? En quoi un projet stratégique d’externalisation pourrait il m’apporter plus de forces et de compétitivité ?..., ces interrogations fondamentales et bien d‘autres encore relient court et moyen terme, taille critique et compétences clefs, … mais elles sont mal posées quand elles se réduisent à la seule approche budgétaire.

Rappelons juste quelques idées majeures sur l’externalisation. Elle s’inscrit dans la durée et ne suscite que peu de retour en arrière ; le rapport au temps et la vitesse d’évolution des marchés ne peuvent justifier une préparation tronquée d’un projet d’externalisation et de sa gouvernance. Elle met au coeur du système la question de l’humain ; l’on ne peut pas opposer recherche de valorisation de l’entreprise et mise en valeur de l’actif ressources humaines, l’un ne va pas sans l’autre. Elle ne repose pas sur un modèle unique ; ainsi, l’externalisation peut aussi bien concerner des activités non stratégiques que stratégiques, des fonctions prises dans leur totalité ou partielles, des services globaux ou segmentés. Elle est source d’innovations ; les offres nouvelles de produits et services se nourrissent de ces fertilisations croisées et des partenariats renouvelés … Seules les questions de l’utilité économique pour l’entreprise, du respect de son identité et de la préservation de ses valeurs devront prévaloir, sans dogmatisme et a priori.

Le présent ouvrage Politique d’externalisation, des pratiques plurielles, des enjeux communs couvre le début de la réflexion jusqu’à la fin d’un contrat d’externalisation. Ce travail mené par nos adhérents souhaite apporter à la communauté économique des éléments de langage sur l’externalisation, qui n’est pas de la sous-traitance faut-il le rappeler, par l’utilisation de vocabulaire et de référentiels communs, et mettre en évidence des bonnes pratiques. Des recommandations sont aussi proposées pour nourrir votre réflexion, répondre à vos interrogations et gérer au mieux les risques inhérents à ces projets d’entreprise.

En 2011, l’Institut Esprit Service lance une nouvelle commission intitulée Externalisation et dimension humaine ouverte à tous ceux qui souhaitent avec nous revisiter la question des relations humaines dans les opérations d’externalisation et appréhender les impacts managériaux qui en découlent. Nous vous donnons rendez-vous en fin d’année pour partager nos réflexions.

Télécharger le pdf